Le rang du fond

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mardi 7 avril 2009

Marée noire chez les manchots

Je suis con sterné
J'ai touché le fond de mon aquarium
Et j'ai gerbé sur ma télé
Tout ces bobards qu'on nous fait gober

Con sommons
J'ai avalé un bateau
Obéissons, faisons
Comme les bancs de poissons

Con gelés
Même pas né, on a déjà la tête au carré
Les requins sont marteaux
Les maquereaux, les marins sont salauds

REFRAIN : Marée noire chez les manchots
Pas de bras, pas de chocolat
Marée noire chez les manchots
Pas de bras, pas de bague au doigt

On es con damnés
On s'en fiche, on file tout droit dans les filets
Finir dans l'assiette
Massacrés à grands coups de fourchette

Con taminés
Grillés à l'effet de serre parce que je le vaut bien
Vous faîtes pas de bile, on est pas débiles
Le nuage Tchernobyl est TOTAL imMOBILe

Con ditionnés
En boîtes de conserve notre liberté
Et la fraicheur d'une essence
Tout juste distillée

REFRAIN

PONT : Mais tous ces cargos, ces pets trop liés
Qui lâchent des gaz, dans la nature
Recevez messieurs les élus,
Dans l'espoir,
Une marée noire
Sur votre figure

de...

Constipés, ils ont cons ces types (bis)
Les continents incontinents déversent leurs étrons au pays des thons (bis)
Marée noire chez les manchots

mercredi 4 mars 2009

Fadomaso

Je suis fadomaso
Ecrase tes mégots
Sur mon sexe
Cuir et latex
Obligado
Tous les jours c'est ma fête

Je chante à tue-tête
Tu es la belle
Et moi la bête que tu fouette
Ma barbie cruelle
Oh oui, j'ai mal, je me rapelle

REFRAIN
Y'a pas de mal à se faire du mal
J'ai attrapé le fadomaso, sur ma peau
Fais moi souffrir, frappe-moi jusqu'au sang-timent

Sainte humiliation, je t'en supplie, je l'ai bien mérité
Cette bonne fessée, tu es la fée
Qui me cabosse
Quelle sado saudade, tu m'a laissé ficellé comme une dinde
Le blues de la partouze
Tu es cravache
Je suis fleur de bleus

REFRAIN

lundi 16 février 2009

Drum'n chiasse

Je rêve d'un concert trop fort dans mon corps qui résonne encore
J'me réveille aphone, je prends un coup de téléphone
A l'autre bout du fil j'entend :
" Hey fil, c'est le rang du fond, ça baigne? rendez-vous rue st-rome, hein?"
J'enfile un métro tout jaune et tout vert je descend à Esquirol
L'odeur du gazole, le bruit de la ville : une pluie de casseroles
Afin d'égayer les gens de tout ce raz de bol
On joue dans la rue, mais si, mais si sous forme de parabole.

Ou est passé le bon vieux temps, des clodos alcoolos chantant
On a fait naître des free-parties, sous les fenêtres de la mairie
Concerto pour place folle, de casseroles au Capitole
Carnaval monumental, animation animale

J'atteris ici bas, la Terre est si bas, célibataire
Et on me dit que tout Toulouse, la ville rose est cul cul culturelle
Culturelle pour celui qui peut se payer du Bonduel
Culturelle, à condition d'une autorisation : tout un bordel
Culturelle, mon cul! Dans la rue y'a plus de place pour décibel
Et a tout les coups ce type n'aime pas la musique acoustique

La musique est sauvage
Les voitures sont bien sages
Et les passants pressés
Sont des zombies stressés
Il est interdit de sourire, et ne chercher pas à couvrir
L'appel de la pelleteuse, la berceuse de la perceuse

REFRAIN : La rue est sombre comme le trou de la CULTURE
On ouvre bien grands les yeux, on hallucine PLAQUES AU MUR
Apparaît devant nous deux écureuils bleus un peu nerveux
Ils nous chipent les noisettes et nous brisent les noix
En échange d'un amende : MENDICITE ILS ONT CITE

La rue St-Rome a le syndrome
Du quartier dormant sous le dogme
Du sacro- saint commerce roi, résonnent les bottes, tremble la terre
Sous la fanfare des bouche la joie, des mines austères du ministère
Raffarin rastafarien, en moule-bite danse un breakbeat
Tombe sur sa bosse, et d'un coup de rein, se redresse pour montrer sa suite
Le petit Nicolas sarkozy, en survet kaki fluo
Frappe en cadence son sifflet sur un tambour en peau de flic
Douste-Blazy en blouse blanche balance un coup de bistouri
Sur une contrebasse sans manche, en poussant des cris d'otaries
Tandis que Dominique Baudis, ligoté et tenu en laisse
Souffle un solo de Miles Davis, une trompette dans les fesses

A toutes les associations c'est l'heure de la révolution
C'est bien beau le bénévolat, ça arrange bien l'état
Les tas d'hommes politiques qui nous niquent, qui se tripotent là
On participe à leur salaire, à leur parties de jambes en l'air
A l'entretien de leur maîtresses, et tiens, si on serrai les fesses
Ils faut bien qu'ils nous rabaissent, avec de belles promesses
Car, injurier l'avenir, ça leur donne des ailes
A l'accomplissement de leur carrière personnelle
Des mots, démocratie, il pleut des mots comme par magie
Et j'écrase mon mégot sur leur démagogie
Mon cul c'est pas du poulet, et ma carrière bat de l'aile
Et, à tout les coups, ce type n'aime pas la musique acoustique

REFRAIN

Les marins du bitume

J'en ai plein le pot de ce boulot qui me rend marteau,
J'trouve plus mes mots,
J'ai le ciboulot anesthésié,
J'ai pris une ancre sur le crâne.

C'est la java de l'ambulancier plus rapide qu'un obus lancé,
J'ai la peau dure comme un pare-choc,
Le cul tanné,
Le corps tatoué.

Mais coûte que coûte, le téléphone en goutte à goutte,
J'suis accroché à cette route,
Qui se déroule,
Et qui me dégoute...

REFRAIN : Les marins du bitume ont fière allure
A toute allure
Les marins du bitume arrivent à bon port
Avant la mort

En bouteille dans deux métres carrés, chauffés au gaz d'échappement,
Juste un phare bleu
Pour traverser
La grisaille océan-ferraille

C'est la ballade du malade, une baignade en ambulance,
Il se balance sur un brancard,
Le patient sympa
S'impatiente.

Un matelot de quarante kilos qui vomit dans son slip bateau,
Une sirène,
Grosse comme une baleine,
Avec un string collé au fesses.

REFRAIN

On a de la poigne, on a les muscles, les infirmières et les infirmes
Affirment dans l'infirmerie
Qu'on fait que frimer
Mais pas trimer

On les fait rire, mais notre patron il est pas con,
Nous a greffé un poche gastrique
On est nourri sous perfusion
On mange des crêpes au hérisson.

On pisse on pète dans une trompette,
Y'a que les pépétes qui l'interresse

texte de Arabeyre Jean-philipe.

mardi 2 décembre 2008

La gueule de bois

J'passe à la trappe et dans ma caisse de bois
Je bois la tasse et dans mon lit de roi
J'ai mal aux cheveux, qu'est-ce donc ce rêve enfin je crois?
Je suis tout nu et je bois cul sec, j'me noie
A la bombonne de rhum, dans un bar bondé de bonhommes
Il pleuvait fort de la vodka sur moi
Sur le comptoir je danse la polka
Et tout le monde me montre du doigt

J'ai séquestré dans ma caboche
Un orchestre qui embauche
Chargé par un troupeau de pioches
Attaqué par une armée de cloches
Tabassé par une centaine de mioches
J'ai le citron comme une brioche

J'ai la tête comme dans un panier à salade
Céleri, je suis malade
Si elle rit, je suis salade
La cacophonie de la gueule de bois
Toute une symphonie pour hautbois quand j'aboie
Alors je me sers un gin avec un aspirine

Dans mes oreilles, j'ai un essaim d'abeilles-réveil
Dans mon horloge, il y a un pire hoquet qui loge
Quel cauchemar ce tintamarre quand tu te marres
Deux autoroutes qui se tapent la croute dans ma tronche
Robin des bois dégueule sa flèche
Il rate la pomme mais pas ma tête
Je ne délire pas, je suis très mince
Si rose, que mon visage explose

J'ai la tête comme dans un panier à salade
Céleri, je suis malade
Si elle rit, je suis salade
La cacophonie de la gueule de bois
Toute une symphonie pour hautbois quand j'aboie
Alors je me sers un rhum, avec un bon vallium

dimanche 3 août 2008

Le rang du fond

Le rang du fond n'est qu'une menace
Des cancrelats derniers de la classe
Le poil dans la main : une tignasse
Recette de la soupe à la grimace

On a un décès tous les quatre matins
A la fin de l'année, on est orphelin
On est en retard c'est la grève des trains
On est en avance : là c'est les vacances

REFRAIN
Les professeurs quand ils parlent d'eux
Qu'allons nous faire de ces paresseux
Ils ne seront jamais chômeurs
Pour ça il faut avoir été travailleur
A l'éducation nationale
Ils ont pris la peine capitale
Une seule solution pour ces bâtards
Les envoyer à l'abattoir

Le rang du fond font les paillasses
Un radiateur dans la culasse
Un cahier baveux, c'est déguelasse
L'encyclopédie de la limace

Devant un classeur qui pue la sueur
La copie est blanche et c'est déjà l'heure
Ils sont têtes à claques, mais pas tricheurs
La moindre fausse note c'est le directeur

REFRAIN

Dessin et musique ils sont pas nuls
Et en sport, ils n'ont pas peur du ridicule
A chaque dictée c'est la bulle
Un bonnet d'âne sur une tête de mule (bis)

REFRAIN

samedi 2 août 2008

Le père Noël n'existe pas

Le père Noël n'existe pas,
Si tu veux t'éclater ne compte pas trop sur lui,
Demande plutôt à ton papa
Allez, s'te plait passe moi ta carte de crédit

Le père Noël n'existe pas,
Ou alors il est bien trop gras
Pour passer par la cheminée
Et un troupeau de rennes pourrait pas le traîner.

Le père Noël est un goujat
A la nativité tout seul il s'invita
Et tel un fiéfé malotru
Il s'assit lourdement sur le petit jesus

Le père Noël n'existe pas,
Ou alors il n'est pas celui qu'on croit
Et sur les routes de Béthléem
Il fait rugir sa grosse BM

Non les enfants n'écoutez pas!
Ce mielleux bonhomme joufflu et rose
Habillé par Coca cola
Qui pour réussir assassinat Santa Claus
Non les enfants n'approchez pas
De ce vil obèse au teint de cirrhose
Qui pour réussir éradiqua
Les bonnes valeurs de monsieur Santa Claus

Ce triste ersatz de Saint nicolas
Sous sa barbe cache des dents de requins
Il est prêt à tous les coups bas
Pour vendre en masse sa came aux gamins

Dans sa fabrique de jouets il emploie
Des petits lutins en forme de chinois
Qui triment comme des vers à soie
Et qui ne sont pourtant pas plus vieux que toi

C'est le bon Disney qui perçoit l'artiche
Il donne du rêve et de l'amour
Aux enfants de l'hémisphère riche
Et du boulot à ceux de Singapour

Non les enfants n'écoutez pas!
Ce mielleux bonhomme joufflu et rose
Habillé par Coca cola
Qui pour réussir assassinat Santa Claus
Non les enfants n'approchez pas
Le père Noël a du sang sur les doigts

texte de Romain Lenne

vendredi 1 août 2008

Bruler les vieux

Les petits oiseaux en cage ont la rage
On les nourrit, même on les soigne et c'est dommage
Ils picolent et trinquent en hommage au carnage
Condamnés à errer, attendants le premier dérapage

On nous a dit que la crise était finie
Que le boulot bannirai les barreaux
Mais tout ça c'est des grosses conneries
On vit à quinze derrière les carreaux

On aura beau déverser divers breuvages
Mettre la tête des corbeaux dans le fromage
Béret et baguette dans le cul, quelle belle image! Faut pas s'étonner que la haine se propage

Alors il faut déformer, reformer
Réformer avec l'armée, mais arrêtez
De brûler les bus et les handicapés
Ca peut nous rapporter

Un car c'est cher, c'est très cher
C'est très cher pour vos vies de ver de terre
Vient en nous une idée, on va vous influencer
Il faut brûler : les pépés et les mémés

On est tous fin prêts pour le grand nettoyage
Le karcher s'impose, à tous les étages
On fera raquer tes parents, si t'es pas sage
Couvre-feu pour tous ces fous, ou on te refous en cage

Texte : Yannick Cilici

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