J'en ai plein le pot de ce boulot qui me rend marteau,
J'trouve plus mes mots,
J'ai le ciboulot anesthésié,
J'ai pris une ancre sur le crâne.

C'est la java de l'ambulancier plus rapide qu'un obus lancé,
J'ai la peau dure comme un pare-choc,
Le cul tanné,
Le corps tatoué.

Mais coûte que coûte, le téléphone en goutte à goutte,
J'suis accroché à cette route,
Qui se déroule,
Et qui me dégoute...

REFRAIN : Les marins du bitume ont fière allure
A toute allure
Les marins du bitume arrivent à bon port
Avant la mort

En bouteille dans deux métres carrés, chauffés au gaz d'échappement,
Juste un phare bleu
Pour traverser
La grisaille océan-ferraille

C'est la ballade du malade, une baignade en ambulance,
Il se balance sur un brancard,
Le patient sympa
S'impatiente.

Un matelot de quarante kilos qui vomit dans son slip bateau,
Une sirène,
Grosse comme une baleine,
Avec un string collé au fesses.

REFRAIN

On a de la poigne, on a les muscles, les infirmières et les infirmes
Affirment dans l'infirmerie
Qu'on fait que frimer
Mais pas trimer

On les fait rire, mais notre patron il est pas con,
Nous a greffé un poche gastrique
On est nourri sous perfusion
On mange des crêpes au hérisson.

On pisse on pète dans une trompette,
Y'a que les pépétes qui l'interresse

texte de Arabeyre Jean-philipe.